Encyclopédie Infos & Actu Recherche Association Sites hébergés
Bienvenue sur le site nooSFere.
Le javascript est nécessaire à l'affichage du menu dynamique.

recherche rapide
    nooSFere > Encyclopédie > Littérature Choisir un autre habillage   
    Critiques    
    Littérature    
    Identification    
    Série    
 

Compte à rebours

(titre original : Countdown)

Daniel PARKER

 
    Volumes de la série    
1 /    Janvier
2 /    Février
3 /    Mars
4 /    Avril
5 /    Mai
6 /    Juin
7 /    Juillet
8 /    Août
9 /    Septembre
10 /    Octobre
11 /    Novembre
12 /    Décembre

    Critiques    
[Cette critique porte sur les trois premiers volumes de la série]
     « 31 décembre 1998, 0h00. Gigantesque explosion sur la base secrète Poulostrov Kanin, pôle Nord. Un virus mortel décime la Terre. Le compte à rebours a commencé... » Telle est l'accroche prometteuse, à défaut d'être originale, de cette série en treize parties simulant une action en temps réel. Un volume par mois et deux en décembre, une issue positive et l'autre négative ; un visuel racoleur et une cible volontairement floue (le public recherché reste les adolescents mais aussi les jeunes adultes) ; il n'est pas besoin d'être devin pour flairer l'odeur de l'opération commerciale et du concept « fin de millénaire » qui relève plus du marketing que de la littérature.

     Déclenchée par une secte d'adolescentes adeptes de Lilith, l'apocalypse élimine la population mondiale à l'exception des adolescents âgés de 15 à 21 ans. Les survivants sont livrés à eux-mêmes, partagés entre le renoncement total et l'appel onirique de l'Élu, l'adversaire du Démon. Alors que d'anciennes prophéties se réalisent, certains partent à la recherche de l'Elu alors que d'autres sombrent dans la sauvagerie. Dans douze mois, Lilith régnera sur le monde. À moins que... Ainsi résumée, l'intrigue de Compte à rebours peut sembler terriblement stupide mais, à la lecture des trois premiers volumes, force est de constater que ce qualificatif est bien loin de la vérité. Plagiant éhontément Le Fléau de Stephen King, Daniel Parker nous livre une soupe indigente et indigeste où se mêlent les clichés les plus ringards de la SF et de l'horreur, une stupéfiante vision de beauf réactionnaire sur la jeunesse et une absence d'imagination aussi totale que celle de style — ne parlons pas de la narration fourre-tout : journaux intimes, extraits de parchemins, actions en temps réel, cauchemars prémonitoires... Les arguments science-fictifs et horrifiques ne sont prétexte qu'à de longues scènes de beuveries, d'orgies et de violences suggérées de la manière la plus vulgaire. L'action minimaliste se contente d'osciller entre les pires scènes de mauvais road movie, la conspiration à la X-Files et les turpitudes glandulaires d'ados attardés. Tour à tour mièvres, débiles ou horripilants, les héros sont des caricatures de caricatures. Comment un adolescent peut-il s'identifier à de sombres brutes alcooliques, droguées et en rut ou à des niais grotesques et à gifler ? Si c'est la vision de la jeunesse d'aujourd'hui que nous transmet l'auteur à travers ses personnages, le lecteur est en droit de souhaiter qu'elle disparaisse le plus vite possible et dans d'atroces souffrances.

     Rien, absolument rien, ne parvient à susciter une once de pitié dans le cœur du critique le plus indulgent. Pour tout dire, cette série affligeante — refusée par d'autres éditeurs sur la place — n'honore pas une maison d'édition qui nous avait habitués à des initiatives autrement plus intelligentes en faveur de la science-fiction et du fantastique. En définitive, si Compte à rebours a pour vocation de nous faire trembler, c'est une réussite totale quoique involontaire : nous tremblons effectivement à l'idée de devoir subir les dix autres volumes de la série.

Daniel CONRAD
Première parution : 1/3/1999
dans Galaxies 12
Mise en ligne le : 10/5/2009

 
Base mise à jour le 7 janvier 2017.
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2017. Tous droits réservés.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique. Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.