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Retour à Whitechapel, Dali et l’antigravitation selon Marcel Pagès

Café, SF, et assimilés (même de très loin…) 12. Aujourd’hui (25/01/2013)

Joseph ALTAIRAC

Facebook.com, janvier 2013

          Vu hier soir sur Arte deux épisodes de « Retour à Whitechapel » (ou « Whitechapel » tout court, je ne sais pas trop). J’ai l’impression que les personnages boivent beaucoup plus souvent du thé que du café, mais cela semble logique, puisque ça se passe à Londres (ville anglaise reconnaissable à cet amusant gratte-ciel en forme de fuseau). Je dis « épisodes » car là il y avait là deux parties, qui faisaient une histoire complète, mais il semble qu’il s’agit d’une série policière avec déjà deux trois saisons... Je n’y avais jamais fait attention, et là je dois dire que je me suis bien amusé ! C’est plein de références et d’hommage au bon vieux cinéma (Lon Chaney et ses maquillages, les films d’horreur muets, « Psychose » d’ Hitchcock avec une imitation de la scène de la douche — déjà imitée à d’autre occasions, certes — , etc.). La photographie est soignée, avec des très beaux effets esthétisants, la caméra est maniée avec beaucoup d’habileté. Tous les personnages sont névrosés, voire psychotiques, et pas seulement les assassins... Même si on situe franchement le pastiche, à la limite de la parodie, et avec de l’outrance, les acteurs font semblant d’y croire, les scénaristes ne se moquent pas du monde, il y a une véritable histoire, relativement cohérente. On a beau connaître les ficelles du genre, on continue à se laisser — un peu — avoir... En tout cas, je me suis laissé avoir ! Très divertissant, je recommande ! (Cela m’a d’ailleurs empêché d’avancer dans certains travaux, tant pis...)

 

          J’ai envie de revenir (une dernière fois ?) sur l’essai « La raison du plus fou, Dali et la science » de Vincent Noce, parce que je ne voudrais pas laisser le lecteur éventuel de cette chronique sur une mauvaise impression, à cause de la vexante co(q)uille relevée hier. Cet opuscule mérite vraiment la lecture, et je ne peux que recommander de le consulter AVANT de se rendre à l’exposition qui se teint toujours au Centre Pompidou (Paris). C’est un excellent guide, très éclairant (et d’ailleurs ne traitant pas exclusivement du rapport de Dali à la science, comme le laisse croire le titre : il évoque brièvement mais pertinemment les rapport de Dali avec le cinéma, comme sa collaboration avec Hitchock pour « La maison du docteur Edwardes » (« Spellbound »), fascinant, et, révélé complètement il y a peu, « Destino », avec Walt Disney, une pure merveille).
          http ://www.youtube.com/watch ?v=krbN5sM3IcI

 

          J’ai aussi eu la très grande surprise d’y voir citer Marcel Pagès, théoricien fantasque dont j’ignorais complètement qu’il avait pu attirer l’attention du peintre génial. Je reproduis le passage en question, qui m’a laissé pantois :

 

          « En 1965, cette recherche sur la lévitation amena Dali à rendre visite à Perpignan à un auteur plus marginal, Marcel Pagès. Ce savant avait pris contact sans succès avec les camps opposés durant la guerre froide pour proposer ses inventions « libérant l’homme de la pesanteur ». A ses yeux l’espace, loin d’être vide de toute substance » était plein d’une énergie prodigieuse seule à même de souder les particules élémentaires. En perçant un trou dans cette masse d’énergie, l’homme pouvait être aspiré dans l’espace à des vitesses fabuleuses. Il inventa un « tore astronomique » et brevet en 1960 un « engin pour vols cosmiques ». il y voyait non seulement le moyen de « voyager à des vitesses infiniment supérieures à la lumière », mais aussi d’utiliser une « énergie fantastique » non polluante, rétablissant « sur terre l’état édénique de la Genèse » et permettant à « l’homme de se mesurer à la puissance des extraterrestres ». Dali y trouvait, quant à lui, une hypothèse permettant d’expliquer des phénomènes comme la lévitation et la source lumineuse émanant des mystiques et des saints : il aurait suffit d’un trou d’épingle au-dessus d’eux ! Par sa peinture, il avait lui aussi le pouvoir de « faire un trou dans l’espace », ouvrant l’accès à « toutes les images métaphysiques ». »

 

          Ah ! Ah ! Marcel Pagès ! Et à Perpignan, dont la gare constitue, comme on sait, le centre du monde... Il n’y a pas de hasard, décidément ! La première fois que j’ai vu citer le nom de Marcel Pagès, c’était dans un ouvrage de... Robert Charroux ! Mais c’est toute une histoire, que l’on évoquera sans doute à l’occasion d’un autre billet du café, lieu si propice au traitement de sujets culturels et scientifiques d’importance.

 

          Oncle Joe
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