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La science-fiction oecuménique selon Pierre Kast

Café, SF, et assimilés (même de très loin) 3 Aujourd’hui (16/01/2013)

Joseph ALTAIRAC

Facebook.com, janvier 2013

          En cette matinée qui aurait dû être marqué par la neige, et donc appelant le café, mais qui au contraire se caractérise par un superbe ciel dégagé, bleu et lumineux que je contemple par ma fenêtre, ce qui appelle également le café (histoire de se remettre des déceptions ( ?) de la météo), j'ai envie de satisfaire tout le monde en reproduisant le petit texte ci-dessous, tiré du « supplément à L'Avant-Scène Cinéma n°127/128 » de juillet/septembre 1972 consacré au film controversé de Pierre Kast, « Les Soleils de l'île de Pâques ». La principale (la seule, en fait) réaction (très autorisée, d'un connaisseur entièrement d'époque) à la publication sur mon mur (hum... est-ce bien cela, le « mur », demande le débutant enthousiaste mais low-tech en facebookisme ? J'ai l'impression que je confonds avec le « journal »...) de la 1ère et 4e de couverture du fascicule, a souligné le caractère « ennuyeux » du film... il ne s'est trouvé personne pour modérer l'appréciation, et j'en ai, au contraire, rajouté. C'est dire... Pierre Kast mérite pourtant un peu de presque, que diable !, car on doit peut considérer que c'est un cinéaste français de science-fiction, espèce assez rare et plutôt fuyante : il possède aussi à son actif « Amour de poche » (1957, scénario de France Roche — une pionnière de la SF en France — , avec Jean Marais (si !)) et « La Brûlure de mille soleils » (court métrage de 1964 ou 1965). La caractérisation (je n'oserais pas écrire définition) en quelques phrases courtes de la science-fiction proposée par ce réalisateur véritablement amoureux du genre devrait à devrait faire l'unanimité des quatre ou cinq lecteurs fidèles de ce billet.

 

          Mais est-ce si sûr ? N'est-elle pas TROP œcuménique ? Le thème du film lui-même, qui fleure bien cette sorte de « new age » des années soixante-dix, ne génère-t-il pas comme un petit malaise ? SF et « new age », dans les années soixante-dix, plus ou moins le même combat, vraiment ? On trouvais cela couramment mélangé dans les mêmes rayons de librairies... Le grand Moebius (Jean Giraud) nous a quittés récemment. Un très grand parmi les très grands graphistes de la science-fiction, mais qui a beaucoup donné dans le « new age » (on me reprendra peut-être sur ce terme, trop vague et mal adapté, pour parler de cette vague d'ésotérisme mou et recyclé à tendance positive, souvent frotté de prétention à la scientificité, si j'ose écrire). Où alors se situerait, dans l'œuvre foisonnante du père de Blueberry, la ligne de partage ? Souvenons-nous, c'est exactement la bonne période, de la revue « Horizons du Fantastique », assez bien diffusée en kiosque, qui proposait un joyeux mélange entre science-fiction, fantastique, ésotérisme, astrologie, cinéma d'épouvante, avec un zeste d'ufologie et un poil (pubien) d'érotisme : le film de Kast, « Les Soleils de l'île de Pâques », y avait, bien sûr, été commenté (je ne sais plus en quels termes : à vérifier !). Et reprenons du café (ou du thé, puisque qu'on donne dans l'œcuménisme, ce matin !) en méditant sur les concepts d'œcuménisme et d'hétéroclitisme en SF. Cthulhu y retrouverait-il les siens ?

 

          Oncle Joe
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